Hédonisme, épicurisme et eudémonisme

Publié le par Secteur PSY

Quelques modèles de la conception de la morale

(Par Kwatta)

 

 

La conception du bonheur... J'en vois déjà, yeux écarquillés à se dire "mon dieu, par où commencer?" (C'est la question que je me pose en ce moment même)
Vaste sujet, vaste débat en proie à une crise d'arrachage de cheveux aigüe qui a interpellé un nombre considérables de penseurs!
Je vais vous en présenter (ou représenter) quelques uns mais si vous avez une théorie bien à vous je serai bien curieuse de la connaître!


Foulquier lance la notion de morale intéressée et désintéressée.
Crasson et Levy-Bruhl qui nommera la morale intéressée de métamorale ou de morale normative intéressée (ça c'est pour la partie rébarbative)
Nous nous pencherons donc juste sur la partie intéressée pour aujourd'hui...


L'hédonisme (plaisir des sens) prend en compte le plaisir limité à l'instant. Le passé et le futur n'ont pas réellement d'importance.
"Peut importe les conséquences de nos actes, soyons heureux" 

Arristippe en est le précurseur et Gide reprendra et suivra entièrement cette notion de bonheur imminent.
Kierkegaard ajoutera néanmoins à cela que dans la recherche effrénée du plaisir des sens, "on y trouve au final le néant et le désespoir!"

L'eudémonisme prend en compte toutes les conséquences de la conduite choisie ou même de satisfactions autres que le plaisir des sens. En gros, vivre conformément à sa nature, sous peine de douleur!

L'épicurisme ou eudémonisme sensualiste considère que le plaisir va vers la morale du bonheur, bonheur qui est le but de la vie.
"Suivre sa nature, c'est chercher son plaisir"
"Se connaître soi-même c'est ne pas aller en deçà et au delà de son bonheur"

La morale de l'intérêt personnel, selon Bentham: " Les hommes ont pour unique motif de leurs décisions le plaisir ou la douleur qu'ils attendent ou craignent de leurs action. Est bon moralement tout acte qui procure le maximum de bonheur"
Un bonheur peut l'emporter sur un autre selon qu'il soit plus durable, plus certain, plus intense,...
Aussi, Bentham trouvera trois autres critères de choix vis-à-vis des biens:
-La fécondité: un bien en engendrant d'autres
-La pureté: un bien sans engendrer un quelconque mal
-L'étendue: Si un bien peut s'étendre à plusieurs personnes!

La morale d'intérêt général : chercher l'intérêt général parce que le plaisir personnel, qui reste le premier but dans la vie, dépend du plaisir du grand nombre. par Stuart Mill
Bien suprême, valeur absolue du bonheur. En gros, sacrifier son bonheur personnel pour le retrouver par la suite sous une autre forme voilà la notion de bonheur chez Stuart-Mill

Remarques critiques
1° L'eudémonisme sensualiste d'Epicure réduisant le bien moral au plaisir qui dure, même s'il est moins sommaire et limitatif que les hédonistes, mérite finalement les mêmes critiques que ces derniers.
2° Les morales utilitaristes, même si elles prétendent ne pas être confondues avec la morale du pur plaisir, reposent néanmoins sur le postulat hédoniste qui identifie le bonheur avec une certaine somme de plaisirs (en rappelant que Stuart-Mill devient de plus en plus "qualitatiste", et, partant, de plus en plus éloigné des idées de Bentham)


Et vous Hédonistes? Epicurien? Somptueux mélange de théories?
Le bonheur comment le percevez-vous?

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Publié dans Philosophie

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