Machiavel, Le Prince

Publié le par Secteur PSY

Par Cuvette

 


Le Prince est écrit du point de vue du prince pour un prince. C'est un point de vue qui de l'intérieur va essayer de définir les règles du gouvernement parfait. Machiavel veut rompre avec la distinction traditionnelle des régimes. C'est un prince qui se trouve à la tête d'une principauté en situation d'extrême. Machiavel pense le politique, reformule les règles d'un art de gouverner qui est essentiellement politique. Un prince qui accède au pouvoir dans une instabilité absolue. Machiavel énonce à découvert ce qui toujours à été su et connu mais jamais dit.

Le prince décrit par Machiavel est non -maléfique. C'est un prince bon auquel il va falloir enseigner quelque chose qu'il n'est pas prêt à recevoir, c'est-à-dire faire le mal en certaines circonstances car cela répond à quelques nécessités. Il faut enseigner au prince à pouvoir n'être pas bon. Le mal en politique est nécessaire. La morale est entièrement retenu chez Machiavel, il n'y a pas de suspension de l'éthique.

Le bien est dans son ordre mais ce n'est pas un ordre de l'acte politique qui convient. Le pêché chez Machiavel est politique. Il pratique un art de la dissimulation ainsi que de rhétorique. Ce qui est dit secrètement va plus loin que ce qui est dit ouvertement. Le christianisme est condamné car il féminise le monde et désarme le ciel.

Tous les princes idéaux que Machiavel décrit sont déchus. Il formule une nouvelle distinction des régimes. Les traités scolastiques avaient repris ces distinctions de régimes. Le meilleur aurait un chef unique choisit pour sa vertu à la tête de tout, en dessous quelques chefs choisis eux aussi pour leur vertu. Il y a une combinaison d'une monarchie, d'une oligarchie ainsi que d'une démocratie.
Dans le Prince, Machiavel ne s'occupe que des principautés héréditaires ou nouvelles. La violence ou la prise de pouvoir par la force est à l'origine de tous les régimes.

Tout au long de ses chapitres Machiavel étudie les différents types d'État ( les républiques et les monarchies), les différents moyens de les conquérir et de les conserver. Il pose également des questions militaires. Machiavel se prononce notamment en faveur d'une conspiration nationale au détriment de l'usage de mercenaires toujours susceptibles de causer plus de torts que de bien pour le Prince. D'autres chapitres exposent l'essentiel de ce que la postérité a retenu sous le nom de machiavélisme, des conseils dénués de tout moralisme relatif à la conservation du pouvoir.

La politique doit s'exercer en tenant compte des réalités concrètes, ce qui fait nécessairement passer la moralité en second plan. Machiavel est le père du pragmatisme politique. Le Prince devra acquérir tous les moyens militaires, économiques et juridiques qui garantiront sa force. Il ne devra pas hésiter à punir ceux qui contestent son autorité par des imaginations comme par exemple des tortures publiques. Il sera aussi bien craint qu'aimé pour ses qualités de chef.

Avez-vous lu le Prince de Machiavel, ou bien comptez-vous le lire ? Que pensez-vous de son point de vue ?

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Publié dans Philosophie

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