Diane Arbus
(Par Dirimant)
Diane Arbus.
Son travail n’aurait pas acquis de portée si elle s’était cantonnée à son premier sujet de prédilection : ceux que l’on appelait ouvertement à l’époque, crûment, les monstres.


Mais Diane Arbus avait eu à combattre pour son émancipation et sans doute à ainsi mesurer la solitude que peut receler jusqu'à la plus banale et prédéterminée des conditions. Peut-être ce qui l’inspira pour très vite aller dénicher de l’objectif, aux limites de la normalité puis dans la normalité elle-même, cette part de singularité difforme que chacun porte sans nécessairement se l’avouer, sans nécessairement le savoir, et qui le renvoie pourtant irrésistiblement à son propre exil.


« La plupart des gens vivent en craignant une expérience traumatisante. Les monstres sont nés avec leur traumatisme. Ils ont déjà passé leur test. Ils sont des aristocrates. » (Diane Arbus)